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Formation à la sécurité incendie dans notre ville

Publiée le 09/03/2019

 

Un premier atelier organisé par Seine-Saint-Denis habitat s’est tenu ce mercredi aux Lilas. Fin décembre, quatre personnes sont décédées à Bobigny et un locataire a perdu la vie à Dugny, fin janvier.

« Est-ce que des gens ont déjà subi le feu ici ? » interroge l’ancien pompier Marc Le Franc. Trois mains se lèvent dans l’assistance, et les récits d’incendie s’enchaînent. Dans un camion, au pied des immeubles du quartier des Sentes aux Lilas, ce mercredi matin, des locataires volontaires de Seine-Saint-Denis Habitat participent au premier atelier pour adopter les bons comportements en cas d’incendie. Vingt autres journées de formation sont prévues d’ici fin mai.

Annoncé début janvier, ce dispositif a été imaginé par le bailleur - gestionnaire de 32 000 logements dans le département - après les deux incendies mortels survenus ces derniers mois. « Ce n’est pas une obligation légale, on essaie d’innover. Il y a des morts qui sont évitables », estime le directeur général de l’office Patrice Roques.

Le 24 janvier à Dugny, un locataire a perdu la vie dans un incendie. Un mois plus tôt, le 28 décembre à Bobigny, quatre personnes, dont deux enfants, étaient décédées dans des circonstances terribles. Certaines victimes avaient pris l’ascenseur en voulant échapper aux fumées. Une attitude à ne surtout pas adopter. « On ne s’engouffre jamais dans un ascenseur », implore Marc Le Franc.

Une heure durant, le salarié de la société Chubb distille conseils et interdictions aux locataires. Tant sur les conduites à adopter en cas d’incendie que sur les façons d’éviter les départs de feu. « Multiprise sur multiprise, on ne fait jamais », dit-il par exemple, rappelant que « la majeure partie des incendies domestiques sont d’origine électrique ».

« La cigarette qu’on jette par le balcon et qui atterrit sur un balcon transformé en lieu de stockage, où on trouve des tapis, des pièces de voiture etc. Et bien, ça brûle », rappelle encore l’ancien pompier. Vidéo d’un spectaculaire incendie survenu à Roubaix (Nord) en 2012 à l’appui.

À l’issue de l’atelier, plusieurs locataires, comme Naguib, estiment que « tout le monde devrait le faire ». « C’est assez complet, ça parle des problèmes que l’on peut tous rencontrer. C’est important de saluer des opérations comme celle-là, félicite Toufik. Pour nous, c’est aussi l’occasion de faire passer des messages au bailleur. Il y a des choses obsolètes dans nos immeubles. »

À Bobigny, un vif mouvement de colère avait suivi l’incendie mortel, concernant l’état des logements. Ces locataires bénéficieront également de cette formation, à une date qui n’est pas encore définie. Divers travaux doivent d’abord être engagés, explique Patrice Roques. « A Bobigny, c’est normal de l’organiser un peu plus, commente Stéphane Troussel, président de Seine-Saint-Denis Habitat, car il y a eu un traumatisme terrible. »


LES BONNES PRATIQUES A ADOPTER

Les ateliers proposés par Seine-Saint-Denis Habitat reviennent sur les conduites à tenir en cas d’incendie, mais aussi sur les façons de les éviter. Marc Le Franc, ancien pompier au service départemental d’incendie et de secours du Val-d’Oise, énumère ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

Exemples : ne pas lancer de machine à laver lorsque l’on est absent. Eau et électricité, qui ne font pas bon ménage, augmentent les risques de dégâts des eaux et de court-circuit.

Autres conseils du professionnel : débrancher les chargeurs de téléphone lorsqu’ils ne servent pas et toujours déplier le fil de l’aspirateur dans son intégralité afin d’éviter les surchauffes à l’intérieur de l’appareil.

Marc Le Franc rappelle aussi qu’il ne faut surtout pas tenter de démonter soi-même son détecteur de fumée.

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